Jean Jauniaux journaliste, écrivain, Président du Pen Club

Jean Jauniaux journaliste, écrivain, Président du Pen Club

" L' IVRESSE DES LIVRES" Nouvelles de Jean Jauniaux

Jean Jauniaux A la Foire du livre en 2015 je trouve Jean Jauniaux entouré de livres, les siens qu’il dédicace. Spécialiste de l’audiovisuel à l’Union européenne, j’ignorais ses talents de nouvelliste et de romancier. « L’Année dernière à Saint-Idesbald « paru en 2015 m’a immédiatement séduit.

Nous avions un ami commun Jacques De Decker , trop tôt disparu, qui a préfacé « L’Ivresse des livres » paru aux éditions Zellige dans la collection Vents du Nord.

Douze nouvelles dont le fil rouge est constitué par le livre ; symbole de la connaissance , de l’amour et de l’humanité. Les livres et les librairies disparaissent au fil du temps et l’expression libre s’éteint progressivement, remplacée par les contraintes d’une société numérisée qui détruit toute réflexion ; désintègre l’histoire et les histoires. Ce que dénonce l’auteur avec l’extinction des livres et des librairies pourrait aussi s’appliquer aux films et aux salles de cinéma . Parmi les nouvelles optimistes, je retiens « Le Pavillon des lectures « double histoire d’amour . La sensualité ondule au fil des pages. Un beau court-métrage en perspective.

« Aloïs «la nouvelle la plus longue mais aussi la plus dense nous plonge dans une société où le livre est interdit et les bibliothèques n’existent plus. Ce 22ème siècle conforte la société orwellienne ,déjà en devenir au 20ème siècle.

La maladie d’Alzheimer s’est propagée comme la peste ou la covid. Une communication à l’Académia Medicina , réunissant des sommités médicales mondiales indique qu’un remède à la maladie a été trouvé. Le remède : le livre, la lecture et l’amour. La découverte du récit est réjouissante. La progression dramatique ,remarquable .

« Le livre premier « tente de marquer la résurrection du livre comme dans » Aloïs » et permet d’échapper à une inexorable dégradation.

Toutes les nouvelles sont passionnantes, écrites dans une langue fluide. La sensibilité émerge à fleur de mots en lisant « Adhita » , courte nouvelle, bouleversante.

« L’IVRESSE des LIVRES » à découvrir sans tarder.

Robert LOMBAERTS

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