ECRANS D'OR 2020 - RDC- Un film de Tshopper KABAMBI

"ECRANS D'OR 2020" "HEART OF AFRICA " -RDC- Meilleur long métrage

« HEART OF AFRICA » DE TSHOPER KABAMBI, «

Ecran d'or - Ecran du meilleur acteur Moyindo MPONGO

     Une œuvre accomplie à voir absolument »

   Né le 09 juillet 1985 à Kinshasa (RDC) Tshoper Kabambi est auteur réalisateur, producteur de films et opérateur culturel.     Diplomé en Art Dramatique et en réalisation cinématographique à l’institut national des Arts de Kinshasa, il est directeur général de la société « BIMPA PRODUCTION » qui œuvre depuis sa création pour l’émergence, la visibilité et la promotion du cinéma en RDC.

    Il initie dans son pays le festival international de cinéma de Kinshasa et des ateliers « De l’idée au film ». Passionné de cinéma depuis son enfance et impressionné par le travail du réalisateur Sergio Leone, Tshoper a suivi plusieurs formations dans le domaine de la réalisation, de la prise de vue et du montage à travers des ateliers à l’instar de l’Université d’été de la Fémis à Paris, en passant par Saint Louis au Sénégal, la Master class de l’école de Djo TUNDA, les Ateliers Africadoc et bien d’autres. 

  Il réalise son premier court « MOINS UN » en 2008. En 2013, sa carrière prend une autre envergure suite à la réalisation et la production de son film « MBOTE ! » qui a connu plusieurs sélections à travers les festivals de films internationaux et obtenu le prestigieux prix du meilleur film aux trophées francophones en 2014. En 2014, il poursuit sa carrière en créant des  séries télévisées.

 " Heart of Africa"  sorti en 2019 est un chef-d’œuvre qui s’inspire des réalités africaines. Ce film fonde son récit sur la conversion d’un ancien révolutionnaire congolais, Aimé Mbuyi devenu missionnaire.

    Une œuvre dense, sensible et intelligente.

    Trois lignes de force se dégagent : les mystères de la tradition, les désastres de la colonisation, la reconstruction morale par le biais de l’édification commune d’un orphelinat par les deux protagonistes ; l’un noir, l’autre blanc que tout oppose mais que la mission commune réunit.

    Au-delà d’une production militante pour la foi, le film touche par ses qualités artistiques : une réalisation qui privilégie le lingala, une interprétation de qualité avec des personnages principaux et secondaires auxquels on s’attache. une technique maîtrisée. Un regard de réalisateur.Le choix et la qualité des décors sont remarquables, les cadres ,bien définis. Une très belle photographie et une bande sonore ;où musique et sons d’ambiances apportent de la cohérence à cette œuvre séduisante et attachante.

   « Le film a déjà reçu plus ou moins 11 prix notamment aux Etats-Unis », nous confie le réalisateur. «

"Heart of Africa « est un film d’émotions et de réflexions susceptible d’intéresser un large public.

                                                                        Alphonse Ntep

                                                  Correspondant de l'ARPNS et de CULTURES DU MONDE

FISHERMAN'S DIARY de Enah JOHNSCOTT - CAMEROUN

PRIX du meilleur long-métrage d'Afrique Centrale

PRIX du meilleur long-métrage du Cameroun

ENAH JOHNSCOTT un talentueux cinéaste camerounais

Le Cameroun....l'amour du cinéma

Equipe de sélection des films 2020

Entretien avec Julia Samantha EDIMA Comédienne Camerounaise

L’UNE DES ACTRICES CAMEROUNAISES EN LICE POUR LE PRESTIGIEUX PRIX DE LA « MEILLEURE INTERPRETAION FEMININE » A LA 24e EDITION DU FESTIVAL ECRANS NOIRS

  Née le 01 février 1995 à Meyo-Centre dans la région du Sud Cameroun, une silhouette élancée, Julia Samantha Edima est une jeune actrice camerounaise au talent incommensurable. Elle entame ses études primaires en Allemagne dans la ville d’Offenbach et poursuit son cycle secondaire et supérieur à Douala, capitale économique du Cameroun où elle réside actuellement.

  Ses études supérieures en « Communications des Organisations » l'ont conduit sous le feu des projecteurs en 2015 ; année à laquelle elle remporte le prestigieux « Prix National de Miss Orangina ».

Des apparitions dans plusieurs clips vidéo au côté des artistes de la musique urbaine camerounaise à l’instar de Stanley Enow, Dynastie le Tigre pour ne citer que ceux-là. Fonceuse, elle exprime dès lors son professionnalisme en tant qu’actrice et modèle photo. Elle a accordé un entretien à l’ARPNS et CULTURES DU MONDE.

Pouvez-vous partager avec nous votre parcours initiatique dans les domaines du cinéma et de l’audiovisuel africain ? Julia Samantha Edima :  En ce qui concerne le cinéma, je m’y intéresse à partir de 2018 de façon hasardeuse car ce n’était vraiment pas dans mes ambitions de me forger une carrière dans le cinéma.

Je suis arrivée dans une maison de production appelée "BLACK FILMS "coordonnée par l’actrice, scénariste, réalisatrice et productrice de films Cynthia Elisabeth Ngono (Trois fois, « Meilleure Interprétation Féminine » aux Ecrans Noirs) par le biais d’un ami très proche également acteur de cinéma.

Elle m’a proposé une formation en Actorat sous sa direction.. C’était pour moi une grande opportunité d’apprendre.

 Je peux dire que c’est de là que naît mon amour pour le cinéma. Quelques mois plus tard ,elle me propose un rôle dans son long métrage FANTASMA ; film dans lequel je me retrouvais en tête d’affiche. C’était pour moi un grand challenge car pour la toute première fois je devais passer à l’écran. Après FANTASMA, je tourne également dans autre long métrage TRAUMA de la même réalisatrice. 

Ces expériences m’ont révélé au grand public en tant qu’actrice ; c’est le pan dans ma carrière car à partir de là, les propositions se sont enchainées.

Ensuite, je participe à plusieurs projets notamment "REVE BRISE" du réalisateur camerounais Eric Dipo dans lequel j’incarne un personnage secondaire. Après, je participe à ma toute première Série Tv en tant qu’actrice "MADAME…MONSIEUR…" du réalisateur et producteur camerounais Ebénezer Kepombia actuellement en diffusion sur la chaine africaine A+.

Jusqu’ici, ce sont ces productions qui ont déjà été révélé au grand public.

Je travaille actuellement sur plusieurs autres projets qui verront certainement le jour.

Je suis officiellement actrice, mais je continue à travailler car j’éprouve  encore un sentiment d’insatisfaction comme tout artiste.

Il n’y a pas d’œuvre parfaite ; on apprend tous les jours et j’espère vraiment pouvoir arriver à développer mes atouts d’actrice.

Quels sont vos liens avec le festival Ecrans Noirs ? Julia Samantha Edima :

En 2018, quand je commence à développer de l’amour pour le cinéma, je m’intéresse également à tout ce qui gravite autour, les festivals… et j’entends parler des Ecrans Noirs. Pour la première fois en 2019, je participe en tant qu’actrice avec le film TRAUMA de Cynthia Elisabeth Ngono, film qui remporte deux prix : Meilleure Long Métrage Camerounais et Prix de la Meilleure Interprétation Féminine.

C’était une très belle expérience d’apprentissage, j’ai côtoyé plusieurs cinéastes, ce qui m’a permis d’agrémenter mon carnet d’adresses.

Aujourd’hui je me retrouve encore aux Ecrans Noirs avec un film en compétition dans la catégorie long métrage Cameroun ; "Rêve brisé "de Eric Dipo. Je suis tout simplement contente d’être là.

Cette année, il y’a plus de défis, de challenges, de concurrences et c’est super. Je suis tout excitée d’être là et je pense que c’est une belle initiative. Elle n’est pas parfaite, il y’a certes des contraintes et des imperfections, mais tout ce qui tend à valoriser la culture africaine mérite d’être encouragé. Donc, je suis là en tant qu’ambassadrice de la culture africaine.

Cette édition, vous y participez encore avec le long métrage Rêve brisé de Eric Dipo. Pouvez-vous nous dire quelle est la particularité de ce nouveau personnage ? Julia Samantha Edima : Ce qu’il faudrait savoir c’est que ce film est axé autour de la dénonciation des mariages forcés et celle des consommations de drogues… mais aussi du tribalisme et des différences de classe sociale.

Dans le film, j’incarne le personnage de SANDY, une jeune étudiante, très volatile, très spontanée, pas assez consciente de son avenir, pas assidue. Elle se livre à une vie très légère et à la consommation abusive des stupéfiants. En effet, elle est sans limite. Elle exerce une très mauvaise influence sur son amie MADELE (le personnage principal, incarné par Hortavie Mpondo).

C’est un film de sensibilisation pour les jeunes et aussi pour les parents. Un conseil pour tous ces jeunes africains qui nourrissent le rêve de faire carrière dans le cinéma ? Julia Samantha Edima :

C’est beau d’avoir les rêves, des ambitions et tout… mais il faut au préalable se former. La formation est très importante et prioritaire pour l’entame de toute carrière.

Formez-vous c’est très important car l’Afrique a besoin de qualité. Il faut également être patient. Le monde du cinéma et de l’audiovisuel en Afrique est un environnement qui exige beaucoup de patience, de travail, d’énergie, et de confiance en soi.

Alphonse Ntep Correspondant ARPNS et CULTURES DU MONDE

ECRANS NOIRS 2020 « Une édition qui résiste contre vents et marées "

Une édition qui résiste contre vents et marées à la triple crise humanitaire avec le drame de Boko Haram, la crise sanitaire de la Covid 19 et la crise dite Anglophone que traverse le Cameroun. »

Bassek Ba Kobhio, Délégué Général de l’Association Ecrans Noirs et e son équipe poursuivent la réalisation de cette 24 édition du Festival Ecrans Noirs à nulle autre pareille; des rencontres cinématographiques et audiovisuelles avec pour objectif de tenter de redonner le sourire au public camerounais meurtri par les différentes crises que traverse le pays.

Le thème retenu pour cette édition est : « Crise du cinéma, cinéma en crise : la Covid-19 et les opportunités de réinventer le cinéma africain. »

Initialement prévue du 11 au 18 juillet 2020, la 24è édition de l’évènement cinématographique voire artistique le plus important d’Afrique Centrale avait été reporté aux dates du 31 octobre au 07 novembre 2020 à cause de la Covid-19.

Une situation qui a obligé les organisateurs à réinviter le festival sous une autre forme (semi classique) ; en présentiel pour les cinéastes et le public camerounais et en virtuel pour l’assemblée des réalisateurs étrangers participants ainsi que les jurys officiels.

Une édition atypique, sans cérémonie d’ouverture ayant pour cause le décret présidentiel N° 2020/648 du 28 octobre 2020 instituant la journée du samedi 31 octobre 2020 (Date prévue pour l’ouverture du festival au palais des congrès de Yaoundé), journée de deuil national en mémoire des enfants victimes des atrocités de l’attaque de Kumba survenues le 22 octobre 2020. Néanmoins, les activités du festival ont débuté hier, 01 novembre 2020 au palais polyvalent des sports de Yaoundé.

Une journée réjouissante. Des salles de projections pleines à craquer alors que les règles sanitaires sont totalement respectées.

« Pour cette édition, nous insisterons sur la production et la co-production en Afrique centrale », nous confie la responsable Communication et Marketing des Ecrans Noirs, Liza Yasmine Fouda. Au programme : Compétitions, Colloque, Marché du film, Formations, Espaces des Enfants, Forum du Cinéma Camerounais.

                  Alphonse Ntep Correspondant ARPNS et CULTURES DU MONDE

FESTIVAL ECRANS NOIRS 2020 : LA DIVERSITE CULTURELLE

 

 « Une sélection officielle de films au cœur de la diversité culturelle. »

Conduite par Hélène EBAH, Réalisatrice / Productrice de films et conservatrice du patrimoine cinématographique et audiovisuel (Diplômée de l’EICAR et de l’Université de Paris 8 en France), la sélection officielle de cette 24 édition des Ecrans Noirs à Yaoundé est appréciée par le public non seulement pour sa qualité, mais également pour sa richesse en terme de diversité culturelle.

En effet, les cinémas africains sont assez présents. On compte exactement 17 pays africains représentés : Ouganda, Cameroun, Ghana, Bénin, Kenya, Maroc, Togo, Afrique du Sud, Burkina Faso, Angola, Algérie, Sénégal, Tunisie, Congo, Nigéria, RDC, Zimbabwe.

La production des pays francophones est quantitativement la plus importante avec une sélection qui s’apparente pour la plupart des cas à des films d’auteurs ; lesquels ont bénéficié de plus de reconnaissance au sein des réseaux du cinéma indépendant à travers le monde. Les productions anglophones, assez remarquables dans cette sélection, s’orientent pour la plupart vers ce qu’on qualifierait de « Films Grand Public ». Les cinémas lusophones et du Maghreb sont également présents.

Certains films sont essentiellement tournés en langues locales, par exemples le lingala, le pidjin ;pour ne citer que celles-là avec des sous titrages de qualité en Français ou en Anglais.

Une sélection d’un total de 94 productions en compétition officielle dans 09 catégories à savoir : Long Métrage International, Documentaire International, Court Métrage International, Long Métrage Afrique Centrale, Documentaire Afrique Centrale, Court Métrage Afrique Centrale, Long Métrage Cameroun, Série TV et Web-Série.

Cette sélection privilégie l’art d’exprimer par les scénarii, les images et les sons ,les réalités africaines dans toutes leurs diversités.

Une fois de plus, les cinémas africains rayonneront en Afrique Centrale durant une semaine de festivité.

    Alphonse NTEP correspondant ARPNS et CULTURES DU MONDE

"HALA MADRID VISCA BARCA " de El Jaouhary- MAROC

" Trois films marocains en compétition. »

La grande messe des cinémas en Afrique Centrale accueille une fois de plus en compétition officielle les images du royaume chérifien.

Trois productions assez remarquables dans différentes catégories ; à savoir : Long Métrage International, Documentaire International et Court Métrage International. -

« HALA MADRID VISCA BARCA » de Abdelilah EL JAOUHARY, un film comique de 90’, produit en 2019, en lice pour le prestigieux prix de l’Ecran d’Or dans la catégorie long Métrage International. Né le 24 juin 1964 à Fès au Maroc, Abdelilah EL JAOUHARY est un réalisateur, scénariste et critique de cinéma. Il prépare son Doctorat sur le thème : Espace filmique : cinéma Marocain comme modèle.

     Réalisateur des films : Clics et déclics en 2011, La danseuse en 2012, De l’eau et du sang en 2014, Raja Bent El Mallah en 2016 pour ne citer que ceux-là.

   Le synopsis de son film en competition aux Ecrans Noirs HALA MADRID VISCA BARCA est simple.

   Un puissant barbu (Boulhwajeb) coureur de jupons et fan du Real Madrid, impose aux habitants son amour pour le club madrilène et interdit toute autre appartenance footballistique en menant une chasse aux supporters du Barca sur fond d’une ambiance du classico Barca vs Real.

    Cette situation va changer quand un jeune du quartier, supporter du Barca revient d’Espagne .Chacun essaiera de rallier un maximum de personnes à son clan.

Néanmoins, Boulhwajeb et ses hommes ont d’autres fins et objectifs que l’amour du foot, plutôt le gain du pouvoir et de l’argent par tous moyens…

"CRACK " de Blal TOUIL - Court-métrage sur l'incommunicabilité.

 CRACK de Blal Touil un court métrage de 7’ en compétition dans la catégorie court métrage international.

 Le synopsis est simple. Obsédé par le monde de l’internet, les gens manquent d’affection et plongent dans celui du silence. Le thème de l’incommunicabilité.

  Un scénario qui privilégie les actions au détriment des dialogues signé Blal Touil.

   Une famille plongée dans le numérique ( smartphone, ordinateur,.) dont les nouvelles technologies ont modifié les rapports humains.

    Blal Toulil est un réalisateur de court métrage .

     Intéressé par le théâtre scolaire depuis le début des années quatre-vingts jusqu’à 2015.

      En 2016, il a réalisé son premier court métrage LA CAGE. Puis STOP, ALTRUISME, CONTRAINTE, VERS L’INCONNU et CRACK.

      Ses courts métrages  ont participé et ont été primés dans plusieurs festivals de films nationaux et internationaux.

                             Alphonse Ntep Correspondant ARPNS et CULTURES DU MONDE

"Joueur de la confrérie des Gnaouas "

"ISSEMKHAN" un documentaire de Cherqui AMEUR

-                    « ISSEMKHAN » de Cherqui Ameur"

    Un documentaire de création d’une durée de 52’ produit en 2019 en compétition officielle dans la catégorie documentaire International.

    Cherqui Ameur est un professeur formateur au centre régional des métiers de l’éducation et de la formation Draa Tafilalet, membre du laboratoire de recherches sur la littérature, la langue, l’art et les représentations culturelles, fondateur et ex directeur du festival cinématographique universitaire d’Errachidia (Maroc), réalisateur, scénariste, critique de cinéma lauréat du prix de la critique en Afrique et en Europe, auteur de plusieurs articles sur le cinéma et l’audiovisuel. 

 ISSEMKHAN relate une histoire qui se déroule dans le sud-est du Maroc.

 Une confrérie des gnaouas, musiciens issus d’Afrique subsaharienne, organise un voyage annuel avec des moyens très modestes pour aller se recueillir et passer une nuit sur le mont Lalla Mimouna.

Ils croient que leur inspiratrice y a passé une nuit lors de son long périple.

   Ce film rend hommage à la femme et au genre musical ancré dans la tradition marocaine et africaine, nous confie le réalisateur

                                                           Alphonse Ntep

                                             Correspondant Arpns et Cultures du Monde

« MON SANG » DE BLAISE NTEDJU « Une œuvre bouleversante »

 

        Blaise Ntedju, réalisateur et producteur camerounais de films et de séries tv. Un habitué du festival écrans noirs.

    Le réalisateur de « MIRANDA » revient cette année avec un film intitulé MON SANG en compétition officielle dans la catégorie long métrage Cameroun.

     L’on retrouve en tête d’affiche Axel Abessolo et Mélissa Elaté. Deux comédiens camerounais à suivre…

     " MON SANG", c’est le récit bouleversant de deux frères jumeaux séparés lors de leur accouchement. Seul, le hasard de la vie croise leur chemin suite au cambriolage d’une microfinance.

     L’un est employé de ladite microfinance et l’autre est l’un des commanditaires du casse.

    Un mélodrame de qualité qui accroche. Le film distille de l’émotion. L’originalité du sujet, l’histoire et les conflits parlent au spectateur. Ce film captive aussi par la qualité de l’interprétation (comédien(ne)s, silhouettes, figuration). La photographie, la bande sonore (la prise de son, mixage et musique) et les décors sont aussi remarquables.

    Le montage, donc le récit, fonctionne par ellipse, laisse au spectateur une part active dans la construction de l’histoire.

      C’est une œuvre qui plaira aux spectateurs amoureux du grand écran. Un scénario qui privilégie les dialogues au détriment de l’action malgré quelques faiblesses dans la structure du récit.

Alphonse Ntep Correspondant ARPNS et CULTURES DU MONDE

Evaluation du film de Musing Derick TENN Cinéaste Camerounais

A PROPOS DE "MUSA"

« Musa un long Métrage Camerounais en compétition aux Ecrans Noirs 2020 »

Musa est une production de la zone Anglophone du Cameroun ,axée sur les conflits entre autochtones et allogènes. Plusieurs lignes de forces se dégagent : la promotion de l’agriculture et de l’élevage, la migration (avec la question des déplacés), le vivre ensemble.

Une œuvre accomplie de 78’, dense, puissante ; au scénario solide signé Nkanya Nkwai qui entremêle les personnages, les situations et les paysages.

Un conte qui puise ses sources dans la réalité africaine.

Réalisé par Musing Dérick Tenn et produit par Ala Leo, le film nous relate l'histoire d'une fille de palais dans un village de la région du Nord-Ouest Cameroun qui place son amour sur un nomade d'origine peul connu localement sous le nom de "Mbororo".

La famille et tout le village sont bouleversés par le poids de l'amour interdit de la princesse… Alors que la famille tente désespérément de renverser la situation, l'héritier apparent à la vie du Trône est gaspillé par le petit ami de la princesse "Mbororo". C'est troublant pour le Fon, quelqu'un doit payer pour la perte de son héritier et un nouvel héritier est nécessaire.

Le casting est de bonne qualité .La technique ,sans failles. Un générique simple.

La réalisation privilégie non seulement la langue anglaise mais aussi les langues locales telles le Fufuldé et le Pidjin. Un sous-titrage de qualité en langue anglaise.

Les décors, l'intérêt des lieux de tournages, les costumes, les accessoires suscitent un intérêt.

Le film met également en exergue les richesses naturelles et les sites touristiques d’une partie de la région du Nord-Ouest Cameroun.

Une mise en scène qui ne laisse pas indifférent.

Une histoire simple mais bien écrite.

Alphonse Ntep Correspondant ARPNS et CULTURES DU MONDE

"INNOCENT(E)"

« Le parcours atypique et digne d’un fonceur »

    LEA MALLE, un nom connu du public camerounais. Né le 31 Mai 1987 à Douala-Cameroun, Frank Thierry Lea Malle, scénariste, réalisateur et producteur camerounais est également Doctorant en Arts du Spectacle et Cinématographie à l’Université d’Etat de Yaoundé 1.

     Fondateur de la maison de production INCEPTION Art&Com en 2015, il se lance dans la réalisation l’an qui suit avec son projet de court métrage » MES VAMPIRES. » Un film qui va le révéler au public camerounais.

      La même année, il est lauréat du concours « 10 jours pour un film » organisé par l’Association Ecrans Noirs et le Goethe Institut Kamerun avec son projet de film « POINT DE VUE. »

      En 2017, il participe à un stage professionnel à la Film Arch à Belin où il réalise son troisième court métrage « HANDS » et l’an qui suit, son dernier court intitulé « ANGLES ».

       Son premier long métrage Innocent(e) en coproduction avec Canal+ et TV5 Monde sort en 2019.

        C’est L’histoire d’une jeune femme sous-officier de gendarmerie, qui, malgré de nombreux soucis personnels, va s’atteler consciencieusement à résoudre une affaire controversée de double tentative de meurtre. Le personnage principal est interprété par la comédienne camerounaise Virginie Eyana.

     Le film captive par ses thématiques qui mettent en exergue les réalités camerounaises, mais aussi universelles. Le genre du sujet, l’évolution de l’histoire et la qualité des dialogues touchent le spectateur. Il y’a une harmonie entre la qualité des lieux choisis et le récit qui valorise le Cameroun. Dans ce film, rien n’est donné. Tout est à découvrir et à reconstruire.

      Traité avec une grande humanité, sans parti pris ; sauf celui d’une justice indispensable à un état de droit, une interactivité s’impose entre la perception des images et des sons entre le regard du cinéaste et notre propre vision. Des cadres bien définis.

      Une très belle photographie et une bande sonore où musique et sons d’ambiances apportent de la cohérence à cette œuvre séduisante et attachante. Le casting est de bonne qualité. On peut ressentir une certaine richesse dans le développement du récit malgré quelques faiblesses au niveau de l’évolution des personnages . 

Un bon téléfilm plutôt qu’un film marquant.

Alphonse Ntep Correspondant ARPNS et CULTURES DU MONDE

 

SIDIKI BAKABA comédien, réalisateur, formateur IVOIRIEN /ECRAN D'HONNEUR